Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 15:32
Depuis le mois d'avril 2009, je travaille sur des portraits "technique mixte".
Il s'agit de photos que je prends, la plupart du temps, que je colle sur châssis, et que je repeins en y intégrant du collage et en y incrustant parfois des cristaux.

Je ne m'interdis qu'une seule chose: m'interdire quoi que ce soit!

Je conçois ces portraits, ces paysages comme une oeuvre spontanée, et la plupart du temps, je laisse aller mon inspiration...
Je peux y allier ma passion de la couleur, de la création picturale, et celle de la photo; je prends tellement de plaisir à faire poser mes modèles, et faire qu'ils me donnent ce que  je veux, qu'ils me confient leur image.

Je redonne également vie à des photos anciennes. Je les transforme en oeuvre unique grand format, leur redonne vie et couleur.

J'alterne donc, en ce moment, cette technique avec la réalisation de peintures à l'acrylique. 

On peut dire que je suis un artiste épanoui et heureux!


LRV
 
Par LRV
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 18:47

 

 


 

Ses toiles sont « à mi-chemin entre l’art déco des années 30 et Pedro Almodovar ». A 37 ans, LRV veut garder un rapport simple et sain avec ses peintures. Il ne veut pas être un « artiste prise de tête ».

 

 

Un visage charmant, une allure décontractée et un accueil chaleureux. LRV vous met à l’aise dès le premier abord. Conseiller d’éducation dans un collège parisien, il confie : « c’est vraiment un métier qui me rend heureux ». Il a choisi de ne pas se consacrer exclusivement à la peinture et s’amuse souvent à dire que pour cette raison il n’est pas « un vrai peintre » : « Je ne voulais pas me retrouver un jour à me dire il faut que je peigne pour pouvoir manger à la fin du mois ». Dans son bureau de CPE, une de ses toiles réchauffe un décor quelque peu anonyme. Il estime avoir trouvé le parfait équilibre entre ses deux occupations.

Entouré de peintres, LRV pense qu’il a toujours dessiné depuis qu’il a eu l’âge de tenir un crayon. A six ans, sa mère l’inscrit aux Beaux Arts, mais il n’y reste que six mois car il n’apprécie pas de faire ce qu’on lui demande. Il se forgera sa technique et son style tout seul.

Les femmes sont le sujet principal de ses toiles. Représentées à chaque fois avec la même esthétique des années 30 – très maquillées, avec des coiffures à crans et des robes haute couture – mais toutes aussi singulières par la sensualité et l’émotion qu’elles dégagent. Il considère avant tout ses tableaux comme des objets de décoration : « J’essaie de garder un rapport sain avec mes peintures. Quand j’ai terminé ma toile je ne peux pas trop expliquer pourquoi j’ai mis du rouge d’un côté, du vert de l’autre ».

 

« Le témoin d’amours clandestines »

Pour cet « aficionado de la couleur » comme l’avait qualifié une journaliste, ses tableaux ne manquent pas de références. Il s’est nourri du style aux couleurs lumineuses et brillantes ainsi qu’à l’élégance des modèles de Tamara de Lempicka, femme peintre emblématique de la période Art déco. L’air passionné, il confie : « J’ai l’impression qu’elle a complètement exprimé ce que j’aimerai faire ».

Mais la plus grande partie de son inspiration, il la doit à ses quatre années passées à Madrid pour ses études, et notamment à sa rencontre avec Pedro Almodovar. Séduit par l’univers de ses films, LRV raconte son attachement à ce réalisateur : « Il y avait quelque chose qui me touchait vraiment dans le côté folklo des scénarios : les personnages, les travestis, les prostituées. Tout ce côté sur-féminisé ».

La simplicité du peintre se retrouve aussi dans sa conception de la peinture. LRV rêve de réaliser une fresque dans un lieu public pour que son œuvre soit le « témoin de rencontres, de célébrations ou d’amours clandestines… ». Car pour lui, ses toiles n’ont de sens que quand elles trouvent un foyer : « J’aime à imaginer qu’elles vont avoir une histoire, qu’elles vont être transmises car c’est un peu de moi qui part dans ces aventures ». Alors peu importe qu’on lui achète une toile juste parce qu’elle s’accorde avec la couleur du canapé du salon, car après tout, « ce ne sont que des tableaux ! ».

 

Elise Amar

Par LRV
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /2007 16:13

IMG-7812-modifi---1.jpg               

             IMG-7812.JPG

Une journaliste a écrit un jour, que j'étais un "aficionado de la couleur". Je crois que c'est vrai.Pourtant, quand je termine une toile je suis incapable de dire pourquoi j’ai mis du rouge ici, ou du vert là…
Je suis né le 28 juillet 1971 à Paris, j’ai grandi au milieu des vignes en Bourgogne, confirmé mon goût des bonnes tables et des bons vins à Lyon.
Mais la plus grande partie de mon inspiration, je la dois à ces quatre merveilleuses années passées à Madrid ou j’ai goûté les couleurs et les saveurs de l’Espagne, ou je me suis nourri de rencontres, de fêtes, d’amours merveilleuses, d’expériences parfois difficiles, mais toujours inoubliables.


Mais la rencontre qui m’a artistiquement le plus marquée c’est Almodòvar et ses films. Ses décors ses atmosphères ses histoires, ses personnages qui m’émeuvent encore aujourd’hui profondément quand je regarde pour la quinzième fois Atame, La flor de mi secreto, La ley del deseo, ou todo sobre mi madre…
Quand je l’ai rencontré, en l’abordant d’abord dans une boîte ou je le croisai par hasard, lui demandant un entretien dans le cadre de mon mémoire de maîtrise, puis dans les locaux de « el Deseo », j’ai rencontré un type simple, gentil et accessible. Et depuis j’ai gardé un rêve que je lui propose régulièrement par l’intermédiaire de Paz, son assistante de toujours : Réaliser l’affiche d’un de ses films ou caser mes tableaux dans ses décors qui m’ont tant inspirés. Depuis le temps de notre rencontre Almodòvar a remporté César, Palmes, Goyas et autres Oscars ; Les propositions ne doivent pas manquer…
Mais chez moi, les rêves ont la vie dure…


Une autre grande inspiratrice est Tamara de Lempicka, femme peintre des années 30.
J’adore ses toiles et rêverais d’en posséder une !
Jaime l’esthétique des années 30 et 40 ; ces femmes en robe du soir fumant langoureusement, les prostituées des films noirs arpentant des rues sombres en bibis à voilette et bas-couture, les talons aiguille et les mollets galbés…
Voilà une partie de mon inspiration ; il y en a sûrement d’autres, mais c’est si difficile de parler de soi…
Mes toiles n’ont de sens que quand elles partent chez des gens ; j’aime imaginer qu’elles vont avoir une histoire, qu’elles vont être transmises, peut être encore bien après ma mort, qu’elles vont avoir comme un destin.
A ce titre j’ai d’ailleurs une énorme envie de faire une fresque dans un bar ou dans un restaurant. Que mes peintures soient le témoin de rencontres, de coups de foudre, de célébrations ou d’amours clandestines…


Mais il y a une chose que je ne veux pas : C’est être ou devenir un artiste prise de tête ; je veux garder un rapport sain avec ma peinture ;
Après tout, ce ne sont que des tableaux…


LRV

Par LRV - Publié dans : lrvexpo
- Voir les commentaires - Recommander
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus